Effets causals de l'endométriose sur le risque de maladies auto-immunes ?
Plusieurs études épidémiologiques ont rapporté une association entre la présence d'endométriose et de maladies auto-immunes. Cependant, cette relation reste controversée. Cette méta-analyse d'études observationnelles tente de mettre la lumière sur le sujet.
L'endométriose, maladie inflammatoire chronique dépendante des œstrogènes, touche environ 7 à 10 % des femmes dans le monde. Les maladies auto-immunes touchent 3 à 5 % de la population, certaines étant spécifiques à un organe, comme la Polyarthrite rhumatoïde (PR), et d'autres impliquant plusieurs organes, comme le Lupus érythémateux disséminé (LED). La recherche a mis en évidence le lien entre endométriose et de nombreuses maladies, notamment les maladies gastro-intestinales, les tumeurs malignes, les maladies cardiovasculaires, les troubles mentaux et les maladies auto-immunes. Les modifications de l'immunité à médiation cellulaire et humorale chez les patientes atteintes d'endométriose pourraient être à l'origine du risque accru de maladies auto-immunes. Cependant il existe peu d'articles basés sur des études observationnelles en situation réelle. Cette nouvelle méta analyse inclut des études de cohorte, des études transversales et des études cas-témoins dont un des objectifs est de comparer le risque de maladie auto-immune chez les femmes avec/sans endométriose.
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