Gonarthrose et obésité. Et pourquoi pas un agoniste du récepteur du GLP-1 ?
Dans la gonarthrose, la gestion du poids corporel est une priorité. Les mesures hygiéno-diététiques sont recommandées mais souvent insuffisantes. Dès lors pourquoi ne pas ajouter un agoniste du récepteur du GLP-1(GLP-1RA) au vu des bons résultats obtenus dans le diabète de type 2 ? L’idée est d’autant plus séduisante que cet incrétinomimétique pourrait agir sur l’histoire naturelle de la maladie par ses propriétés anti-inflammatoires.
L'obésité est un facteur de risque majeur de développement d'une gonarthrose. Les mesures hygiéno-diététiques sont encouragées mais peu suivies. L'idée est d'ajouter un GLP-1RA (sémaglutide, liraglutide, dulaglutide) sur base des pertes de poids constatées chez des patients diabétiques de type 2. L'idée a été évaluée dans la "Shanghai Osteoarthritis Cohort", prospective, multicentrique1, qui a enrôlé > 40.000 patients dont 1807 présentaient une gonarthrose en stades 1-3 de Kellgren-Lawrence (KL) et un D2. Ils ont été randomisés en deux groupes selon qu'ils étaient traités par GLP-1RA (n = 233) ou non traités (n = 1.574). La durée moyenne du traitement était de 4,9 ans. Les patients avaient des poids corporels proches dans les 2 groupes (66 kg et 65,1 kg).
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