Une incidence à la hausse des entérobactéries résistantes. Céfépime ou carbapénème ?
L’incidence des entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre étendu (BLSE) et des entérobactéries productrices de carbapénèmase est à la hausse partout dans le monde. Les voyages sont une des sources de dissémination avec comme facteurs de risque majeurs d’acquisition, un séjour en Asie et l’utilisation d’antibiotiques durant le voyage. Dans ce contexte, des alternatives aux carbapénèmes sont recherchées parmi lesquelles le céfépime est un candidat potentiel. Que faut-il en penser ?
Aujourd'hui tous les regards se portent sur l'augmentation inquiétante des bactéries Gram négatif résistantes dont les entérobactéries productrices de BLSE et celles productrices de carbapénèmase. Pour rappel, une BLSE confère une résistance aux pénicillines et aux céphalosporines et les carbapénèmases hydrolysent aussi les carbapénèmes. Les données de l'ECDC montrent qu'en Europe, la proportion moyenne de E.coli et Klebsiella pneumoniae invasifs, résistants au C3G est stable, de l'ordre de 15 et 30%. Par contre, la proportion de K. pneumoniae résistantes aux carbapénèmes est passée de 8,5% en 2018 à 10,9% en 2022, variant de 0% à 65% selon les pays. En Grèce, 50% des K. pneumoniae retrouvés lors de bactériémies sont résistantes aux carbapénèmes et aux céphalosporines. Les voyages sont évoqués comme sources de portages et de disséminations avec 75% des voyageurs en provenance d'Asie du sud et 40% à 50% de ceux en provenance d'Asie centrale, de l'Est et de l'Ouest et d'Afrique du nord qui sont porteurs d'entérobactéries-BLSE.
Vous désirez lire la suite de cet article ?
Inscrivez-vous