Crohn sous adalimumab : et si la désescalade thérapeutique était la solution ?
Dans la maladie de Crohn, une désescalade thérapeutique avec passage d'une injection de l'anti-TNF adalimumab toutes les deux semaines à une injection toutes les trois ou quatre semaines a pu être maintenue chez plus d'un tiers des patients après trois ans, selon des résultats d'un suivi à long terme de l'essai néerlando-canadien LADI, publiés dans la revue Gastroenterology.
Une réduction de la dose d'adalimumab est possible en augmentant l'intervalle entre les injections chez les patients en rémission clinique et biochimique stable. Mais comment réaliser cette baisse en pratique ?
Lisa van Lierop (Edmonton, Canada) et Monique Devillers (Rotterdam, Pays-Bas) et coll. ont mis en place l'essai LADI (Lengthening adalimumab dosing interval), premier essai contrôlé randomisé disponible sur la réduction de la dose d'adalimumab chez les patients atteints de la maladie de Crohn. Étaient inclus des patients atteints d'une forme luminale de la maladie de Crohn en rémission biochimique et clinique sans corticostéroïdes. Ils ont été randomisés entre la poursuite d'une injection de 40 mg d'adalimumab toutes les deux semaines (groupe témoin) et un intervalle de trois semaines puis de quatre semaines en cas de rémission biochimique et clinique à la semaine 24 (groupe d'intervention).
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