Du traitement du cancer de la vessie à une approche pan-tumorale : l'étude RAGNAR pionnière en la matière
L'étude RAGNAR montre pour la première fois qu'un inhibiteur de tyrosines kinases pan-FGFR pourrait être bénéfique dans le traitement d'une vingtaine de tumeurs à un stade avancé avec mutations et fusions des gènes FGFR 1,2,3,4. Ces mutations se retrouvent dans des gliomes, des carcinomes urothéliaux, des cancers des voies biliaires et dans une moindre mesure dans des cancers du poumon, du sein, du col de l'utérus. Le taux de contrôle de la maladie est tel sous ITK que l'étude préfigure une approche du cancer ciblée sur les mutations et non plus sur l'organe touché.
Dans le traitement de certains cancers, cibler les altérations de FGFR (Fibroblast Growth Factor Receptor) est une stratégie payante considérant que ces mutations ou fusions sont potentiellement des déterminants de l'oncogenèse et qu'elles sont présentes dans les cancers de la vessie mais aussi les cancers pancréatiques, les carcinomes urothéliaux, les gliomes pour ne citer que les plus importants mais aussi les plus agressifs. Dans une étude sur 132 tumeurs de vessie de différents stades et grades, 48 présentaient une mutation de FGFR3. Dans cette optique a été produit l'erdafitinib, un inhibiteur de tyrosines kinases (ITK) pan-FGFR qui dans un essai clinique de phase II a montré un taux de réponses objectives (ORR) de 40% chez des patients avec un carcinome urothélial non résécable, localement avancé ou métastatique, avec des altérations FGFR. Sur cette base a été conçue l'étude RAGNAR, une phase II dont les résultats préfigurent une nouvelle approche de certains cancers1.
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