COMPTE-RENDU D'UN SYMPOSIUM SATELLITE LORS DE L'EADV 2022 - Dermatite atopique en pratique clinique De nouvelles données sur les inhibiteurs de Janus kinases
16/09 - La dermatite atopique revient aujourd’hui sous les feux de l’actualité. Sa pathophysiologie est mieux comprise, sa sévérité évaluable et une nouvelle option thérapeutique est disponible avec les inhibiteurs de Janus kinases. Quel est leur mécanisme d’action ? Comment se compare-t-il aux traitements systémiques existants ? Correspondent-ils aux attentes des patients ? Les réponses des Prs Melinda Gooderham (Canada), Thomas Bieber (Allemagne) et Kylian Eyerich (Allemagne) lors d’un symposium satellite1 des laboratoires Pfizer dans le cadre du congrès de l’"European Academy for Dermatology and Venereology" qui vient de se tenir à Milan.
La dermatite atopique (DA) représente un défi thérapeutique. Pour le Pr Bieber, "nous devons trouver le moyen de contrôler sur le long terme une maladie avec une histoire naturelle variable d'un patient à un autre et qui évolue avec des hauts et des bas. Nous devons prendre en compte le fardeau important qu'elle représente pour le patient et son entourage et nous entendre sur la définition de l'exacerbation. Nous avons besoin d'outils cliniques qui permettent de quantifier ce que ressent au quotidien chaque patient. Les scores IGA, EASI, SCORAD, POEM…sont des indicateurs objectifs mais ce qui manque, c'est un outil simple qui donne une vision globale de l'état clinique du patient pour vérifier que tout ce que nous entreprenons va dans le sens d'un contrôle de la maladie". Dans ce contexte, la tendance actuelle est l'approche "Treat-To-Target" à l'image ce qui se pratique dans la polyarthrite rhumatoïde. Elle consiste à fixer avec le patient, des objectifs thérapeutiques qui supposent des évaluations régulières de son évolution avec si nécessaire des ajustements de traitement. "Pour relever tous ces défis, nous avons besoin de nouvelles thérapies pointues qui rencontrent les attentes de nos patients et les inhibiteurs de Janus kinases (iJAK) sont à cet égard des candidats sérieux".
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