Contrôle du cholestérol en Belgique - Un bilan mitigé et inacceptable
Des patients à haut risque cardiovasculaire ne sont pas aux objectifs thérapeutiques en matière de LDL-cholestérol. C’est le constat inquiétant de l’étude DA VINCI sur l’usage des thérapies hypolipémiantes en prévention primaire et secondaire en Europe. Pour les 500 patients belges inclus, les résultats montrent que 59% des patients ne sont pas contrôlés par les traitements hypolipémiants et en prévention secondaire, 81% ne sont pas aux objectifs thérapeutiques 2019. Pour le Pr Philippe van de Borne (Hôpital Erasme), nous n’avons pas d’excuses…
Pr Philippe van de Borne (Hôpital Erasme)
En Belgique, un cinquième des décès est dû à des maladies cardiovasculaires. Sur un total de 753.740 Belges affectés, 407.559 le sont pour des maladies ischémiques (angor, infarctus aigu du myocarde etc.), 106.151 pour des maladies cérébro-vasculaires et 240.030 pour des maladies artérielles périphériques. Les facteurs de risque sont connus : l'hypertension, un taux élevé de cholestérol, la surcharge pondérale, le tabagisme, la sédentarité, l'alcoolisme, un diabète, une insuffisance rénale mais aussi un sexe masculin, un âge élevé ou une prédisposition génétique. Le défi est de réduire le taux de LDL-cholestérol pour réduire la mortalité cardiovasculaire.
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