Infections articulaires péri-prothétiques. La calprotectine synoviale est-elle un biomarqueur ?
Les infections de prothèses sont une complication majeure aux conséquences dramatiques pour le patient. La prise en charge est complexe et nécessite une approche multidisciplinaire combinant traitement chirurgical et antibiothérapie. Tout retard de diagnostic est préjudiciable. Dans ce contexte, la calprotectine présente dans le liquide synovial peut-elle être considérée comme un candidat biomarqueur intéressant pour détecter les infections articulaires péri-prothétiques (PGI) ?
Les infections de prothèse sont une complication rare avec de 0,5% à 2% dans les arthroplasties primaires de hanche et de genou et 5% dans les révisions. Elles sont lourdes de conséquence, mal vécues par le patient et le chirurgien et associées à une mortalité à 5 ans de plus de 20% aux termes d'une méta-analyse récente sur une cohorte de plus de 20.000 infections de prothèses de genou. La demande croissante du nombre d'implantations va de pair avec une augmentation régulière du nombre d‘infections de prothèses articulaires. La distinction doit être faite entre les infections précoces survenant par inoculation directe dans un délai < 3 mois post-chirurgie, les infections retardées survenant entre 3 mois et 24 mois post-chirurgie et les infections tardives survenant dans un délai > 2 ans. Les germes virulents les plus fréquents sont S.aureus et les bacilles gram négatifs, les peu virulents sont S. epidermidis et Cutibacterium acnes.
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