Traitements futurs du VIH/ sida. La nouvelle génération des injectables à (ultra) longues durée d’action
L’association du cabotégravir et de la rilpivirine en injectable tous les 2 mois, contrôle l’infection, améliore l’adhérence en rendant le traitement moins contraignant à la satisfaction générale des patients qui retrouvent leur qualité de vie d’antan. C’est une solution pour tous les patients sans oublier les plus vulnérables, en situations précaires, stigmatisés, consommateurs de drogues et à très haut risque de non adhérence. Un résumé de l’étude CARES et d’une étude de phase I qui évalue déjà une forme à ultra-longue durée d’action.
La vie des patients VIH+ s'est transformée grâce aux antirétroviraux injectables (ARVi) à longue durée d'action (LA). Parmi ceux-ci figure en bonne place un INSTI, le cabotégravir (CAB) associé à un NNRTI, la rilpivirine (RPV) sur base des études FLAIR, ATLAS etc. Une analyse post hoc a montré un faible taux d'échecs virologiques associés à des mutations de résistance, un sous-type VIH A1/6 ou un IMC ≥ 30 kg/m². Cette formulation recommandée améliore l'adhérence du patient qui éprouve des difficultés à suivre un traitement per os. Sur le terrain, nous manquons d'évidences sur le potentiel des ARVi LA chez des patients en situations précaires ou moins suivis médicalement avec des résistances aux NNRTI et une mauvaise adhérence.
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