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Cancer anal chez les PVVIH. Le débat du dépistage : pour ou contre ?

Le débat est ouvert entre les partisans d’un dépistage du cancer anal qui évoquent la morbi-mortalité importante et les détracteurs qui considèrent que c’est difficile à mettre en œuvre et qu’aucune étude n’a montré d’impact sur la mortalité ni d’analyse coût / bénéfice. Les points de vue du Pr C. Kenyon CON (ITG) et du Pr D. Konopnicki PRO (CHU St Pierre).

Contre le dépistage 

Pour le Pr Kenyon, un dépistage n'a du sens que si la maladie est détectable précocement par des tests adaptés, si son traitement est plus bénéfique en stade précoce qu'en stade tardif avec un effet sur la mortalité et une balance coût / bénéfice favorable. Pour le cancer anal, le dépistage des AIN (Anal Intraepithelial neoplasia) de haut grade est pratiqué en raison du risque de progression. L'étude ANCHOR a montré une réduction de 57 % du risque de cancer dans le bras traitement comparé au bras surveillance. Mais la morbidité est plus élevée dans le groupe traitement, le taux de réponse va de 17% à 41% avec des effets secondaires sévères (13% à 43%) et une incapacité de travail d'une durée moyenne de 3,7 jours. Les outils du dépistage sont surtout la cytologie, la recherche HPV DNA mais aussi la AHR (anuscopie de haute résolution)  indiqué chez les femmes ayant des antécédents de lésions vulvaire de haut grade ou de cancer de la vulve, les HSH > 30 ans séropositifs et les femmes transplantées d'organes depuis plus de 10 ans. Or on sait que de 30% à 50% des HSH qui ont une prévalence de 47% de lésions de haut grade, vont nécessiter une AHR de même que 31% des hommes hétérosexuels qui ont une cytologie anormale et 27% des femmes hétérosexuelles  qui ont des lésions de haut grade.

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