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Syndrome d'apnées obstructives du sommeil : les pneumologues mécontents du rapport du KCE

BRUXELLES 03/09 - Vous pourrez lire, dans cet article, une lettre de l’Union professionnelle des médecins belges spécialistes en Pneumologie (UPBP). Dans cette lettre, l'UPBP expose ses objections à l’encontre du Rapport 330 du KCE consacré au syndrome d'apnées obstructives du sommeil. Cette lettre a également été adressée aux autorités compétentes et aux fédérations hospitalières.

"À Mme Maggie De Block, ministre de la Santé publique
À M. Pedro Facon, directeur général DG Soins de santé
À M. Pierre Gillet, président, et aux membres du Conseil d'administration du KCE
Au Collège des médecins directeurs des organismes assureurs

Madame, Messieurs,

Concerne: Rapport KCE 330 - Organisation of diagnosis and treatment of obstructive sleep apnoea syndrome: an international comparison.

Les complications liées à la crise sanitaire ont quelque peu retardé la réaction de l'Union professionnelle des médecins belges spécialistes en Pneumologie concernant le rapport KCE précité. Nous souhaitons aujourd'hui formuler des objections fondamentales à l'encontre de ce rapport, en particulier parce que ladite comparaison montre de nombreuses lacunes.

  • Le paradigme qui prévaut semble être « c'est mieux dans les autres pays ». En Belgique, la pathologie en question est traitée depuis 30 ans par le biais de la Convention relative au diagnostic et au traitement du syndrome des apnées du sommeil. Cette convention est actualisée régulièrement après des concertations approfondies entre les assureurs et les prestataires, y compris plusieurs scientifiques de haut niveau. Cette concertation tient compte à la fois de l'évolution des connaissances et du souci des coûts, et impose aux centres des exigences précises en matière de qualité. Le rapport du KCE ne mentionne nulle part un tel modèle de concertation chez nos voisins. 
     
  • Dans ses recommandations, le rapport vise surtout sur les économies mais, excepté pour la France, on n'y trouve aucune donnée budgétaire internationale. En France, le coût lié à un traitement par CPAP est de 11 euros par habitant (budget réparti en fonction du nombre d'habitants) tandis qu'en Belgique, il est de 7 euros par habitant. Pour les autres pays, pas la moindre donnée. Le rapport décrit encore moins les modèles de concertation entre les différentes parties prenantes." 

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GBS-VBS