Congrès  >   BeRS 2023  >  Cancers bronchiques non à petites cellules résécables : le point sur l’immunothérapie en (néo) adjuvant

Cancers bronchiques non à petites cellules résécables : le point sur l’immunothérapie en (néo) adjuvant

L’immunothérapie (IT) a considérablement augmenté le taux de survie des cancers pulmonaires. À 60 mois, la survie globale atteint 92% dans les stades IA1, 60% dans les stades IIA et 36% dans les stades IIIA. Aujourd’hui son bénéfice est exploré en néoadjuvant et/ou en adjuvant dans les formes résécables sur base d’études de phases III qui laissent encore des questions sans réponses. Le point avec le Pr Sebahat Ocak (UCL Mont Godinne).

En situation adjuvante

Dans l'étude IMpower 010 (patients opérés d'un CBNPC de stade IB à IIIA), un traitement par atézolizumab après chimiothérapie (CT) adjuvante, améliore la DFS en cas d'expression de PD-L1 ≥1%. L'ampleur du bénéfice est proportionnelle à l'expression de PD-L1. Dans l'étude KEYNOTE-091, le pembrolizumab est évalué en adjuvant chez des patients en stades IB (> 4cm) à IIIA après chirurgie et CT adjuvante. Les résultats montrent une amélioration de la DFS vs placebo (HR 0,76, p=0,0014). Néanmoins, et de façon assez surprenante, les résultats ne sont  pas significatifs (HR 0,82, p=0,14) en cas d'expression de PD-L1 > 50%. Les médianes de survie sans maladie ne sont pas atteintes, ni dans le bras pembrolizumab ni dans le bras placebo suggérant que le bras placebo performe anormalement bien. Faut-il donner une IT dans les tumeurs PD-L1 négatives ? La réponse est non selon IMpower 010 mais à considérer selon KEYNOTE-091. Un traitement adjuvant est-il meilleur qu'un traitement néoadjuvant ? Il n'y a pas de comparaison directe publiée pour répondre à la question. 

Vous désirez lire la suite de cet article ?

Inscrivez-vous gratuitement pour accéder à tous les contenus de Mediquality sur tous vos écrans.