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Traitement du VIH/sida : une bithérapie sans impact métabolique à 144 semaines

De nouvelles données à 144 semaines de l’étude belge RUMBA montrent qu’une substitution d’une trithérapie par une bithérapie DTG/3TC n’induit pas de modifications métaboliques sur base du suivi des lipides, de la résistance à l’insuline, du tour de taille etc., confirmant en cela les résultats à la semaine 48 présentés à la CROI 2023. C’est aussi une occasion de rappeler que la substitution n’a pas d’effet sur la dynamique des réservoirs du virus ce qui constitue un gage de sécurité d’emploi à long terme. Retour sur la présentation (1) du Dr Sophie Degroote (UZ Gent) sur les paramètres métaboliques et la publication récente (2) du Pr M-A De Scheerder (UZ Gent) sur la taille des réservoirs dans le Journal of Infectious Disease de septembre 2024.

Dans le ART, l'arrivée de la classe des INSTI a permis de s'engager dans la voie d'un allègement du traitement en substituant les classiques schémas 3/4DR par des schémas 2DR. Toute la question était alors de savoir si ce schéma n'entraînait pas une perte d'efficacité du traitement ou des modifications métaboliques comme observées avec d'autres antirétroviraux. C'est pour y répondre qu'a été conçue RUMBA, une étude belge et la première du genre à évaluer 1/ l'efficacité sur base de la mesure de marqueurs de la dynamique des réservoirs comme le taux d'ADN HIV-1 proviral intact et 2/ un éventuel impact métabolique péjoratif au sens large du terme. 

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