Découverte: un remède contre le virus respiratoire syncytial a enfin été trouvé
BRUXELLES 03/08 - Après plus de 50 ans de recherche, un remède a enfin été trouvé contre le virus respiratoire syncytial (VRS), seconde cause de mortalité infantile, rapporte De Morgen lundi.
Le réseau de laboratoires de Sciensano diagnostique chaque année environ 7.000 cas d'infection au VRS en Belgique. Ce virus, qui occasionne une infection pulmonaire grave, peut être anéanti grâce à une seule injection d'un anticorps qui reste assez longtemps dans l'organisme, si bien qu'un nouveau-né est protégé durant un an.
"Cela change tout", explique le pédiatre et infectiologue Louis Bont de l'hôpital universitaire d'Utrecht (Pays-Bas), au sujet des résultats d'une enquête internationale menée dans 23 pays. Le nouveau médicament pourrait permettre d'économiser beaucoup d'hospitalisations à l'avenir, estime M. Bont, qui n'a cependant pas participé à l'étude.
Conclusion principale de l'étude : une seule injection de nirsevimab a entraîné moins d'infections des voies respiratoires basses et d'hospitalisations liées au VRS traitées médicalement que le placebo pendant la saison du VRS chez les prématurés en bonne santé.
Réaction du Prof. Ann De Guchtenaere, présidente de l'Académie belge de pédiatrie : "Nous pensons qu'il s'agit effectivement d'une percée. Il y a 23 pays qui ont participé à l'étude, à première vue je ne vois pas de Belges parmi les auteurs. Ce qui m'a frappé : l'étude n'a été réalisée que sur des enfants prématurés. Afin de savoir si l'anticorps est efficace chez tous les enfants, il est important que l'étude soit répétée chez les enfants en bonne santé qui ne sont pas nés prématurément. Au niveau de l'adhésion thérapeutique, c'est une nouvelle positive, puisqu'il s'agit d'une injection unique, alors que jusqu'à présent nous avons donné cinq injections mensuelles d'un autre anticorps monoclonal."