Le "plan été" entre ce mercredi dans sa 4e phase, sauf à Bruxelles
BRUXELLES 01/09 - La quatrième phase du plan été d'assouplissement des mesures sanitaires est enclenchée à partir de ce mercredi, comme décidé lors du comité de concertation du 20 août dernier. Cette nouvelle étape ne profite toutefois pas entièrement à Bruxelles, où une grande partie des mesures en vigueur cet été sont maintenues, en particulier dans l'Horeca, en raison du taux trop faible de vaccination.
Le Comité de concertation constate une tendance à la hausse lente mais persistante du nombre de contaminations. Le Commissariat Covid-19 confirme cependant que la situation est et reste maîtrisable, plus particulièrement dans les hôpitaux. On le doit au succès de la campagne de vaccination.
Plus de 90% des personnes âgées de plus de 65 ans et des personnes vulnérables de notre pays ont été entièrement vaccinées ; près de 70% de la population totale a été vaccinée. Grâce à ces résultats, la Belgique fait partie des pays les plus performants de l'Union européenne et du monde en matière de vaccination.
La nouvelle étape du plan été
Concrètement, il s'agit de :
- Réunions dans l'espace privé : il n'y aura plus de restrictions en ce qui concerne le fait de recevoir des personnes à la maison ou dans un logement touristique.
- Télétravail : le Comité de concertation invite les entreprises à ancrer structurellement le télétravail.
-
Activités Horeca professionnelles :
- il n'y aura plus de restrictions en ce qui concerne les heures d'ouverture et de fermeture (y compris pour le service à domicile), le nombre de personnes à table, la distance entre les groupes de personnes à table, les terrasses, le niveau sonore et le service au bar. L'obligation de prévoir uniquement des places assises est également supprimée.
- L'obligation du port du masque lors des déplacements au sein d'un établissement Horeca est maintenue.
- Les discothèques et les dancings pourront rouvrir leurs portes dès le 1er octobre sur la base de protocoles plus pointus en matière de qualité de l'air, de ventilation et de capacité maximale en fonction de la superficie. Il sera à nouveau possible de danser dans les cafés à partir du 1er octobre. Les entités fédérées pourront toujours décider d'appliquer plus strictement ces modalités.
- Activités dans un contexte organisé : il n'y aura plus de restrictions pour les activités dans un contexte organisé, notamment organisées par un club ou une association.
- Fêtes privées : les restrictions applicables aux buffets et au fait de danser lors de fêtes privées, notamment de mariages, sont levées.
- Cultes : les restrictions concernant les mariages civils, les funérailles, l'exercice individuel et collectif de l'assistance morale non confessionnelle au sein d'une association philosophico-religieuse, à la visite individuelle ou collective d'un bâtiment destiné au culte ou à l'assistance morale non confessionnelle. Le port du masque obligatoire est maintenu.
-
Secteur événementiel et Covid Safe Ticket
- Les restrictions concernant les événements réunissant moins de 200 spectateurs à l'intérieur et moins de 400 spectateurs à l'extérieur sont levées, sauf si l'autorité locale compétente en décide autrement.
- Concernant les événements réunissant plus de 200 spectateurs en salle et plus de 400 spectateurs à l'extérieur, le Covid Safe Ticket pourra être utilisé à partir du 1er septembre. Dans ce cas uniquement, les obligations concernant le masque, la distance sociale et le CIRM/CERM seront annulées.
- À partir du 1er octobre, la fin des restrictions s'appliquera au moins aux événements rassemblant 500 spectateurs à l'intérieur et 750 spectateurs à l'extérieur.
Compte tenu du taux de vaccination plus faible qu'affichent certaines communes de la Région de Bruxelles-Capitale, le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a indiqué qu'il n'appliquerait pas une série d'assouplissements à partir du 1er septembre, notamment dans le domaine de l'Horeca et du télétravail.
Vaccination obligatoire des soignants
Compte tenu du rôle crucial des prestataires de soins dans la lutte contre le COVID-19 et de la nécessité de maximiser la protection des patients, le Comité de concertation demande à explorer sous quelles modalités la vaccination obligatoire pourrait être implémentée pour tous les prestataires de soins, y compris les travailleurs indépendants, tant dans le secteur ambulatoire que dans les établissements de soins.
Les ministres de la Santé publique sont aussi invités à publier sans délai les taux de vaccination des soignants par établissement de soins.