L'OMS prône une politique sanitaire transnationale, pour apprendre des erreurs de la Covid-19
BRUXELLES 10/09 - Malgré les avertissements répétés de la communauté scientifique sur une pandémie planétaire, le monde n'était pas préparé à l'apparition du coronavirus, fin 2019. "Les réponses politiques divergentes, souvent tâtonnantes, continuent d'avoir des conséquences catastrophiques, avec plus de 1,2 million de décès dans la seule région européenne (plus de 4 millions dans le monde) et une récession économique sans précédent", pointe vendredi l'Organisation mondiale de la Santé. C'est pourquoi celle-ci prône une politique sanitaire transnationale, qui reconnaisse l'interconnexion entre la santé humaine, animale et environnementale.
Baptisée "One Health" ("Une santé"), cette politique doit engager les gouvernements nationaux, les acteurs régionaux et mondiaux, ainsi que les responsables des systèmes de santé et d'aide sociale dans des réformes profondes, des programmes d'investissements et des améliorations en termes de gouvernance, en tirant les leçons de la pandémie, soutient le président de la Commission paneuropéenne sur la santé et le développement durable, liée à l'OMS, Mario Monti. "Il faut en outre être conscients des liens entre le changement climatique, la biodiversité et la santé humaine; et de la nécessité de revigorer et d'étendre nos services de santé nationaux", poursuit l'ex-commissaire européen. Troisième axe de ce vaste chantier, "renforcer la position de la politique de santé dans l'élaboration des politiques générales des gouvernements et des organisations internationales, en créant un Conseil mondial de la santé et des finances au sein du G20, qui reconnaîtrait que la santé est un bien public mondial.
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