Des chercheurs identifient des facteurs contribuant à la transmission du virus de Lassa
BRUXELLES 27/09 - La température, les précipitations et la présence de zones de pâturage sont des facteurs clés contribuant à la transmission du virus de Lassa. C'est ce qu'il ressort mardi d'une étude internationale publiée dans la revue Nature Communications et dont l'auteur principal est Simon Dellicour, du service d'Epidémiologie spatiale de l'Université libre de Bruxelles (ULB).
Les zones propices à la propagation du virus pourraient en outre s'étendre de l'Afrique de l'Ouest à l'Afrique centrale et orientale au cours des prochaines décennies. Le virus de Lassa est un virus "zoonotique", qui se transmet à l'homme à partir d'autres animaux.
Dans ce cas, le responsable est le rat plurimammaire du Natal, très probablement par le biais de ses excréments, expliquent les chercheurs. Si 80% des infections sont légères ou asymptomatiques, les autres cas sont en revanche plus graves, avec des symptômes pouvant inclure des hémorragies buccales et intestinales, une pression sanguine basse, et une perte auditive potentiellement permanente. Le taux de mortalité des patients hospitalisés est généralement élevé, atteignant parfois 80%. D'après les chercheurs, plusieurs centaines de milliers d'infections se produisent chaque année, principalement au Nigeria et dans plusieurs autres pays d'Afrique occidentale, et il n'existe pas de vaccin approuvé ni de traitement médicamenteux efficace. Bien que le principal réservoir animal du virus soit connu, le virus de Lassa ne se propage que dans certaines zones où ces animaux sont présents, constatent les scientifiques, qui s'appuient sur plusieurs décennies de données environnementales.
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