Thérapie sur banc public, un remède de grand-mère du Zimbabwe au Mondial (reportage)
ZIMBABWE 16/11 - Shery Ziwakayi, 70 ans, parle d'une voix douce. Son sourire est rassurant. Installée dans un jardin, c'est une des "grand-mères" du Zimbabwe qui offrent des séances de thérapie sur les bancs publics du pays, dont le principe gagnera bientôt le Mondial de foot au Qatar.
Dans ce pays pauvre d'Afrique australe, le marasme économique des vingt dernières années a multiplié les cas de dépression et troubles mentaux. Mais avec un système de santé exsangue et une grande majorité de gens qui n'ont souvent pas de quoi acheter à manger ou de l'électricité, payer une séance chez un psy serait insensé.
Un psychiatre zimbabwéen, Dixon Chibanda, a eu l'idée d'offrir des séances gratuites en formant des femmes âgées, appelées affectueusement dans la région "mbuya" ou "gogo", aux rudiments de la psychologie comportementale. Les bancs sont des espaces "pour partager des histoires et en racontant ces histoires, chacun de nous peut guérir", explique le médecin à l'AFP.
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