Opinion du Pr Marc Noppen: "Combien de vies humaines doivent tomber avant que l’opportunisme politique ne cède le pas ?"
BRUXELLES 26/06 - Incroyable! Cela fait déjà plus d’un an que j’épinglais très explicitement la répartition des compétences dans les soins comme un obstacle à l’efficience. Avec un clin d’œil, je me demandais si notre pays comptait au total 8 ou 9 ministres compétents pour le bien-être et la santé. A l’époque, j’ai été étonné de voir les réactions assez sérieuses. Personnes ne savait en fait précisément combien il y en avait.
Petit à petit, on est arrivé avec toutes sortes de calculs à 9 et petit à petit, encore plus d'acteurs dans les soins ont osé identifier ouvertement la division des soins de santé comme un sérieux obstacle. Au cours des derniers mois de la crise du Covid-19, ce constat est ressorti encore clairement et plus de voix encore ont partagé ma position que les soins et le bien-être devaient surtout être intégrés de sorte qu'il n'y ait qu'une seule politique conséquente. Rapidement, c'est devenu une discussion politico-idéologique et communautaire dont il était bien sûr impossible de sortir. Je me suis demandé comme observateur de toute cette mise en scène politique si finalement la politique tournait encore autour du patient. Mais j'ai pensé, en tant que volontariste que je suis, que la sagesse l'emporterait quand même. En effet, le Coronavirus nous a ouvert les yeux sur un point névralgique essentiel. Et qu'est-il arrivé ?
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