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COVID-19: Les nouvelles contaminations toujours à la baisse

BRUXELLES 28/08 - Le nombre moyen d'infections au coronavirus est passé à 477,1 par jour entre le 18 et le 24 août, indique vendredi l'Institut de santé publique Sciensano dans la mise à jour des données de son tableau de bord. Cela représente une baisse de 7% par rapport à la semaine précédente. Le nombre de contaminations en Belgique s'élève désormais à 83.500, contre 83.030 auparavant.

L'incidence, soit le nombre de cas enregistrés pour 100.000 habitants, est de 60,3 en deux semaines, en baisse de 17%. L'incidence est à la baisse dans les provinces de Liège (-40%), d'Anvers (-16%), de Flandre occidentale (-32%), de Flandre orientale (-20%) mais aussi de Luxembourg (-20%) et de Namur (-19%), tandis qu'elle est en hausse à Bruxelles (+8%), dans le Brabant flamand (+14%), le Brabant wallon (+26%), le Hainaut (+13%) et le Limbourg (+23%).

Au cours de la dernière semaine de calcul, une moyenne de 19.443 tests quotidiens ont été effectués. Ils ont révélé un taux moyen de positivité au virus de 2,9%.

Le taux de reproduction du virus est estimé à 0,738 pour le pays, sur base du nombre d'admissions à l'hôpital. Entre le 21 et le 27 août, 131 patients (dont 16 provenaient de maisons de repos et/ou de soins) ont été hospitalisés, et 229 ont pu quitter les soins. Jeudi, 258 patients étaient donc encore hospitalisés (-45 par rapport au jeudi précédent), dont 82 toujours aux soins intensifs. Parmi ces derniers, 42 nécessitaient une assistance respiratoire et 5 une ECMO.

Le nombre de décès quotidiens est également en baisse, avec une moyenne de six par jour, pour un total de 40 sur la période allant du 18 au 24 août (dernières données consolidées), "une moyenne comparable à celle d'avant la canicule", a relevé la porte-parole interfédérale Frédérique Jacobs lors de la conférence de presse. Depuis le début de l'épidémie, 9.884 personnes ont perdu la vie des suites du covid-19.

Les porte-parole interfédéraux ont profité de la conférence de presse de ce vendredi pour enfoncer le clou sur l'utilité du vaccin contre la grippe saisonnière. La saison de la grippe court de janvier à mars, et "il est possible qu'elle coïncide avec une flambée de covid-19", a pointé Frédérique Jacobs.

Bien qu'il soit possible que les mesures prises pour endiguer la pandémie actuelle jouent un rôle dans la transmission de la grippe, la certitude n'est pas possible. Les deux maladies ont des symptômes semblables et touchent particulièrement les mêmes groupes fragilisés (personnes âgées ou à comorbidités) et seul un test permet de les distinguer, a-t-elle relevé.

"Un autre problème est que l'on ne connait toujours pas l'impact d'une infection double. Ces infections vont-elles se renforcer mutuellement ? Nous ne le savons pas."

L'essentiel étant donc ne pas courir le risque de le découvrir, d'où l'importance de vacciner massivement contre la grippe cette année, et plus singulièrement les personnes à risque. La vaccination aura d'ailleurs lieu en deux phases en Belgique cette année. Les 2,9 millions de doses seront dans un premier temps, du 15 septembre au 15 novembre, réservées aux personnes à risque, aux personnes qui vivent avec elles, aux femmes enceintes et aux familles avec des enfants de moins de six mois.

Le personnel de la santé sera également prioritaire, d'une part car ces professionnels représentent un risque de contamination accru pour les patients et de l'autre pour éviter qu'ils ne soient absents en probable période de pression.

Les doses restantes seront disponibles pour le reste de la population après le 15 novembre. Il convient cependant de ne pas vacciner avant au minimum mi-octobre, pour que l'immunité optimale (de un à trois mois) coïncide avec le pic de la grippe. 

PMI/DDM/DJB/ • Belga

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