L’ABSyM demande au ministre Vandenbroucke de se constituer partie civile dans les cas de violence contre des médecins
BRUXELLES 01/12 - La ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, a récemment annoncé qu’elle se constituerait partie civile dans tous les dossiers impliquant des violences à l’encontre de la police. À l’occasion du triste cinquième anniversaire de l’assassinat du Dr Patrik Roelandt, l’ABSyM appelle le ministre Vandenbroucke à faire de même en cas de violence à l’encontre des médecins.
Le corps médical se souvient du 1er décembre 2015 comme d'une journée noire. C'est avec désolation et grande tristesse que l'ABSyM a alors appris le meurtre brutal de son confrère Patrik Roelandt. Très engagé envers ses patients et ses collègues, le Dr Roelandt était un médecin de famille qui se dévouait corps et âme à sa profession. Aujourd'hui, cinq ans plus tard, l'ABSyM est toujours consternée à l'idée qu'un prestataire de soins ait pu être victime d'une telle forme d'agression extrême.
L'ABSyM tente depuis lors d'attirer l'attention sur le problème de la sécurité des médecins (généralistes). Un environnement de travail sûr reste une condition sine qua non pour une bonne médecine. Le respect du médecin commence par le respect de sa sécurité et de son intégrité physique.
L'ABSyM insiste sur l'importance des campagnes adressées au grand public et appelant à davantage de respect envers les médecins, une politique de tolérance zéro face à la violence à l'encontre des prestataires de soins est une priorité pour elle.
Ces initiatives n'ont hélas pas empêché que des cas d'agression et de violence à l'encontre des médecins continuent d'augmenter. Une enquête menée par le Journal du médecin a révélé que 67% des médecins généralistes estiment que le gouvernement n'en fait pas assez pour résoudre ce problème. Il est urgent que les choses changent.
Maintenant que la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden, a annoncé qu'elle se constituerait partie civile dans toute procédure pénale de violence à l'encontre de la police, l'ABSyM demande au ministre Vandenbroucke de faire de même dans le cadre des violences infligées aux médecins.