COVID-19: Des pays s'interrogent sur l'espacement de l'injection des doses de vaccin, BioNtech et Pfizer pas convaincues
COPENHAGUE 04/01 - Le Danemark a annoncé lundi espacer jusqu'à six semaines les deux doses de vaccin contre le Covid-19, permettant ainsi à plus de personnes de recevoir une première injection. Mais rien ne prouve que le vaccin développé par Pfizer et BioNtech continuera à fournir une protection contre le Covid-19 si la deuxième injection intervient plus tard que ce qui a été étudié, rapporte lundi l'agence de presse Reuters sur base d'un communiqué commun des deux entreprises.
"Jusqu'à présent, nous avons dit qu'il devait s'écouler trois à quatre semaines entre chaque injection mais on peut facilement attendre jusqu'à six semaines", a affirmé le chef de l'Agence nationale de la Santé, Søren Brostrøm, interrogé par la télévision publique TV2.
Ces nouvelles recommandations concernent à la fois le vaccin Pfizer/BioNTech, qui est pour l'instant le seul administré dans le pays scandinave, et celui développé par Moderna, en cours d'approbation par l'Union européenne.
Elles interviennent après l'annonce par le Royaume-Uni, en proie à une nouvelle vague attribuée à un nouveau variant du virus, de sa décision d'allonger jusqu'à 12 semaines l'intervalle entre les deux doses de vaccins -Pfizer/BioNTech et AstraZeneca dans le cas britannique.
"De cette manière, nous pourrons vacciner plus de monde dès maintenant", a ajouté M. Brostrøm, soulignant que cette analyse se fondait sur la documentation présentée par les laboratoires qui fait état d'une seconde dose reçue "entre 19 et 42 jours" après la première.
Dans le pays de 5,8 millions d'habitants, près de 47.000 personnes, dont la reine Margrethe II, ont reçu une première dose de vaccin depuis le début de la campagne d'immunisation le 27 décembre.
Depuis le début de la pandémie, 171.434 cas et 1.389 décès ont été recensés mais le pays s'inquiète de la circulation du nouveau variant du virus, qui serait selon les autorités britanniques jusqu'à 74% plus contagieux.
"Cela pourrait également signifier une courbe épidémique (...). En bref, cela exige de nous encore plus afin de garder l'infection sous contrôle", a affirmé sur Facebook le ministre de la Santé Magnus Heunicke.
Aucune preuve que le vaccin Pfizer-BioNtech protègera sans 2e injection après 21 jours
L'agence de presse Reuters rapporte lundi sur base d'un communiqué commun des deux entreprises que rien ne prouve que le vaccin développé par Pfizer et BioNtech continuera à fournir une protection contre le Covid-19 si la deuxième injection intervient plus tard que ce qui a été étudié.
"La protection et l'efficacité du vaccin n'ont pas été évaluées sur différents schémas posologiques, étant donné que la majorité des participants au test ont reçu la deuxième dose comme spécifié dans la conception de l'étude", avertissent BioNTech et Pfizer.
Le vaccin de BioNTech et Pfizer doit être administré deux fois pour assurer une protection maximale. En principe, la deuxième injection doit intervenir trois semaines après la première.
"On ne dispose pas de données démontrant que la protection après la première dose perdure après 21 jours", cite Reuters.
Adaptation de plusieurs communiqués publiés par Belga.