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COVID-19: Seulement 260 médecins pour contrôler plus de 460.000 malades de longue durée

BRUXELLES 01/02 - Le contrôle et l'orientation des malades de longue durée ne fonctionnent pas bien, rapportent lundi De Standaard et Het Nieuwsblad. Normalement, les médecins des fonds d'assurance maladie doivent déterminer si une personne peut reprendre le travail ou non, mais ils sont en sous-capacité.

A peine 260 docteurs sont disponibles pour suivre 460.000 personnes. De surcroît, ils doivent aussi orienter les malades de longue durée vers un emploi adapté.

La situation mène à des contrôles insuffisants et ouvre la porte à des fraudes, signalent les médias flamands.

François Perl, directeur général au sein de l'Institut national d'assurance maladie invalidité, admet une pénurie de médecins-conseils. "En équivalent temps plein, il y en moyenne 260 médecins conseils pour toute la Belgique. A l'Inami, nous en disposons de 16."

29.000 malades de longue durée vont recevoir une allocation jusqu'à leur pension

La crise du coronavirus n'aide pas non plus dans ce contexte. Ainsi, la Commission supérieure du Conseil médical de l'invalidité (CMI) a décidé de reconnaître immédiatement, et jusqu'à l'âge de la pension légale, l'incapacité de travail d'un important groupe de malades de longue durée, qui auraient en principe dû faire l'objet d'un contrôle individuel cette année, annonce samedi De Standaard. Cela concerne au total 29.229 personnes qui soit sont en incapacité de travail depuis 10 ans ou plus, soit ont plus de 58 ans, soit ont au moins 50 ans et sont en incapacité de travail depuis cinq ans ou plus.

En principe, la Commission supérieure, qui est composée de neuf médecins des mutuelles et de neuf médecins de l'Inami, se prononce sur des dossiers individuels.

Le fait qu'elle se soit prononcée sur un important contingent de malades de longue durée "est une opération unique et particulièrement exceptionnelle", souligne-t-on à l'Institut national d'assurance maladie-invalidité. L'Inami explique cette décision par la crise du coronavirus. "La charge de travail pour les médecins devait diminuer", justifie le médecin-coordinateur Chantal Castelein. "En raison de la crise sanitaire, les médecins conseil n'ont temporairement pas pu faire de consultations physiques. Ils doivent maintenant rattraper le retard. Et en raison des mesures sanitaires strictes, ils doivent également recevoir moins de personnes."

Adaptation de plusieurs articles publiés par Belga. 

NAJ • Belga

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