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Comment, en 2021, on passe à côté du diagnostic d'appendicite (Interview)

BRUXELLES 24/08 - Il y a quelques semaines, MediQuality se faisait l'écho d'un procès concernant le décès d'une adolescente de 14 ans, des suites d'une péritonite consécutive à une appendicite (1). Les Cliniques universitaires Saint-Luc, le Centre Médical Maritime et deux médecins ont été acquittés mais les parents font appel, arguant notamment d'un manque de prévoyance comme ils l'expliquaient dans un article de presse en 2017 (2). En dépassant le cadre strict de ce dossier, il est permis de se demander comment de tels drames sont encore possibles dans notre pays. L'avis de Pascal Trinco, chef de service expérimenté des Urgences au CHR de Huy.

« Le diagnostic d'appendicite reste compliqué et dépend notamment du timing de la symptomatologie, » explique le spécialiste. « Au début, tant l'échographie que le scanner seront souvent négatifs. La biologie aussi peut être normale mais se positiver deux jours plus tard, avec une symptomatologie et une imagerie devenues typiques. »

Effectivement, le piège est connu. Mais alors, comment peut-on encore passer à côté ? « Dans  - disons - 99% des cas, le problème tient dans la communication. Il ne faut jamais dire au patient qu'il n'a rien, mais expliquer que les résultats de la recherche diagnostique sont comme une photo extraite d'une vidéo, et que leur côté momentanément rassurant peut évoluer de manière défavorable au fil du temps. S'y ajoutent les variantes, par exemple au niveau de la douleur qui peut parfois siéger dans le dos ou du côté gauche. »

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