Journée mondiale de la contraception - Des freins techniques mais aussi culturels au développement d'une contraception masculine
BRUXELLES 26/09 La question d'un partage égalitaire de la contraception se pose de plus en plus au sein des couples, alors que la charge contraceptive est encore très largement assumée par les femmes en Belgique
Les méthodes de contraception dites féminines sont multiples (pilule, stérilet, patch, préservatif féminin, etc.) et disponibles depuis plus de 50 ans en Belgique. À l'inverse, les méthodes dites masculines sont réduites à peau de chagrin et peu connues. Trois facteurs - techniques, culturels et liés aux conseils des professionnels de la santé - freinent en effet leur développement, résume Laurence Stevelinck, autrice d'un mémoire sur la contraception partagée et titulaire d'un master en études de genre. La contraception masculine se heurte tout d'abord à un frein technique: peu de moyens de contraception masculin sont accessibles et disponibles. Pourquoi? En raison d'un "désintérêt pour la question de l'industrie pharmaceutique, de la médecine et des pouvoirs publics", répond Mme Stevelinck. Les études sur la fécondité masculine disposent de budgets limités, ce qui freine le développement de méthodes contraceptives destinées aux personnes avec un pénis.
Vous désirez lire la suite de cet article ?
Inscrivez-vous