La gabapentine à usage topique, est-elle efficace pour traiter la vulvodynie ?
La vulvodynie est l'une des principales causes de dyspareunie chez les femmes préménopausées, entraînant une morbidité et un dysfonctionnement sexuel considérables. Parallèlement aux interventions psychosociales et à la physiothérapie, certains traitements pharmacologiques peuvent apporter une amélioration significative. Cette étude récente vise à faire la synthèse narrative des études portant sur l'utilisation prometteuse de la gabapentine topique dans le traitement de la vulvodynie.
La vulvodynie est définie comme une douleur vulvaire d'au moins 3 mois sans cause clairement identifiable, généralement accompagnée d'une sensation de picotement, de brûlure ou de démangeaison (voir article du mois précédent paru dans ce même dossier). La vulvodynie est la cause la plus fréquente de dyspareunie chez les femmes préménopauseées, avec une prévalence estimée entre 8 % et 16 %. Les trois principales options de prise en charge sont les interventions psychosociales (thérapie cognitivo-comportementale, thérapie sexuelle), la physiothérapie pour résoudre le dysfonctionnement des muscles du plancher pelvien et le recours à un traitement pharmacologique tel que : une pommade à la lidocaïne à 5 %, l'amitriptyline orale et la gabapentine par voie orale. Suite à une étude rétrospective publiée en 2008, la gabapentine topique a été incluse dans les lignes directrices européennes de 2016 du traitement de la vulvodynie, mais ces mêmes recommandations ont été supprimées des lignes directrices les plus récentes pour des raisons inconnues. La voie topique présente l'avantage d'éviter les complications systémiques de la gabapentine orale telles que la somnolence, les étourdissements et l'œdème périphérique. L'objectif de cette revue est de réaliser une synthèse narrative afin d'évaluer les formulations topiques de gabapentine pour le traitement de la vulvodynie.
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