Infections de prothèses articulaires. La dalbavancine peut-elle remplacer l’antibiothérapie conventionnelle ?
Les infections de prothèses sont des complications des arthroplasties primaires de hanche et de genou, rares mais lourdes de conséquences pour le patient, les hôpitaux et les soins de santé. Une antibiothérapie d’une durée adéquate doit être judicieusement choisie en fonction du profil de sensibilité du germe, de la biodisponibilité, de la distribution osseuse et articulaire de l’antibiotique ainsi que de sa toxicité et de sa tolérance. Dans ce contexte, la dalbavancine est-elle une alternative viable aux antibiothérapies au long cours habituelles ?
Depuis quelques années, on observe une incidence croissante du nombre d'implantations de prothèses de hanche et de genou qui s'explique par le vieillissement de la population et le succès des techniques chirurgicales. Le risque d'une complication comme une infection de prothèse est rare (0,5% à 2%) mais sa survenue est associée à une mortalité importante pouvant dépasser les 20% à 5 ans selon cette méta-analyse incluant plus de 20.000 infections de prothèses de genou. Les germes en cause sont connus avec majoritairement des Staphylocoques à coagulase négative (30-40%), S. aureus (15-25%), des Streptocoques (9-10%), des bacilles Gram négatifs etc. L'antibiothérapie probabiliste comporte en général des associations daptomycine-C3G, fosfomycine-C3G, la vancomycine etc. La dalbavancine, un lipoglycopeptide, fait figure de challenger pour son spectre large sur les micro-organismes à Gram positif, sa longue demi-vie permettant des réinjections très espacées, ainsi que sa tolérance.
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