Faut-il revoir les directives en matière de contraception afin de minimiser le risque thrombotique ?
Le risque plus faible de thrombose veineuse (TEV) lié aux contraceptifs oraux combinés (COC) à base d’œstrogènes naturels devrait inciter les autorités scientifiques à revoir des directives en matière de contraception afin de privilégier la sécurité des patientes et de réduire le risque thrombotique associé. Cette conclusion est issue de cette récente revue systématique de la littérature et méta-analyse.
Les femmes utilisant une contraception orale combinée (COC) contenant de l'EE présentent un risque 3 à 6 fois plus élevé de développer une thrombose veineuse (TEV) que les patientes sans contraception, ce qui correspond à un taux d'incidence de 5 à 12 pour 10 000 années-femmes. Ce risque dépend de la dose d'éthinylestradiol (EE) et de la nature du progestatif associé. Le risque de TEV est modulé en fonction de l'âge, du tabagisme, de l'obésité et des antécédents personnels ou familiaux de TEV. Les COC à base d'œstrogènes naturels, estradiol (E2) ou estetrol (E4), sont considérés comme plus physiologiques et potentiellement à risque plus faible de TEV. Les données comparant le risque de TEV entre les deux familles de COC, à base d'EE ou d'œstrogènes naturels, évoluent encore. Certaines études suggèrent un risque réduit tandis que d'autres ne signalent aucune différence significative. Cette récente méta-analyse vise à analyser la littérature existante et à fournir une évaluation précise du risque de TEV associé aux deux catégories de COC dans le but de guider le praticien dans le choix des contraceptifs oraux.
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