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Journée mondiale du diabète - Plus de 8% des diabétiques moins suivis pendant la crise

BRUXELLES 12/11 - Le suivi médical des diabétiques reste important pendant l'épidémie de Covid-19, rappelle jeudi l'association belge du diabète, à deux jours de la Journée mondiale dédiée à cette maladie chronique.

Quelque 8,1% de diabétiques ont eu moins de suivi médical depuis le début de la crise du Covid-19 qu'avant, souligne une étude de l'Institut de santé publique Sciensano réalisée entre le 24 septembre et le 2 octobre.

Les diabétiques qui contrôlent leur glycémie à domicile ont cependant été 7,4% plus nombreux à le faire plus régulièrement. "Les gens ont sans doute compensé le fait d'aller moins souvent chez le médecin", avance l'un des auteurs de l'étude, Johan Van der Heyden.

"Les consultations ont été fermées dans les hôpitaux et quand elles ont rouvert, les patients avaient peur de venir parce qu'ils sont à risque", témoigne le président de l'association belge du diabète, Laurent Crenier.

"La télémedecine a été une avancée principale de cette crise", estime-t-il. "Dans le cadre de patients chroniques, que le médecin connait déjà, on peut vraiment beaucoup aider par téléconférence."

De nombreuses personnes diabétiques ont en outre adopté un mode de vie moins sain avec la crise: 11,5% ont moins fait attention à leur alimentation et 29,2% ont fait moins d'exercice physique. Cela a été plus souvent le cas pour les personnes atteintes de diabète de type 2 que pour les celles souffrant de type 1.

L'étude montre aussi que l'impact négatif de la crise est plus fort chez les femmes diabétiques que chez les hommes, tant sur le suivi médical, que sur l'activité physique et sur la qualité de l'alimentation. "La situation familiale est probablement l'explication principale.

Les écoles étaient fermées et le télétravail était obligatoire. C'était sans doute plus compliqué d'aller au fitness pour des femmes avec enfants. C'est un problème que nous voyons aussi pour d'autres pathologies", explique Johan Van der Heyden. La grande majorité des diabétiques, soit 97,7% d'entre eux, ont cependant continué à prendre leurs médicaments de façon stricte pendant la crise. 

 

SPU • Belga