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Interview du président de l'Association du Diabète, le Dr Laurent Crenier, chef de la clinique de diabétologie à l'hôpital Erasme (Pré-EASD 2020)

21/09 - "Un meeting comme celui de l'"European Association for the Study of Diabetes" nous apporte beaucoup d'informations cliniques mais il nous aide aussi à réfléchir aux mécanismes qui sous-tendent le succès de nos interventions thérapeutiques dans le diabète de type 1 et le diabète de type 2", explique le Pr Crenier. "Une illustration de mon propos est cette année la belle histoire des inhibiteurs de SGLT2 (gliflozines) qui ont révolutionné la prise en charge. Nous verrons aussi combien les registres comptent dans notre pratique quotidienne en écoutant la Golgi Lecture du Pr Navved Sattar sur l'amélioration de la prévention du risque cardiovasculaire chez le patient diabétique. Dans le diabète de type 1, je suivrai avec intérêt les sessions sur le glucagon et l'utilisation des boucles fermées hybrides.

La belle histoire des gliflozines

"En 2010, les gliflozines étaient considérées comme des anti-diabétiques "intéressants". En 2015, nous mesurions leur bénéfice dans l'insuffisance cardiaque avec notamment la réduction des hospitalisations. En 2019/2020, nous avons vraiment pris conscience de leur potentiel dans la réduction des événements cardiovasculaires et rénaux chez des patients diabétiques mais aussi non diabétiques. Dans ce congrès EASD, c'est toute la classe des inhibiteurs de SGLT2 qui sera à l'honneur avec l'empagliflozine dans l'étude EMPEROR-Reduced, incluant des patients avec une insuffisance cardiaque à fraction d'éjection réduite (< 40%) chez des patients diabétiques de type 2 et non diabétiques. C'est la première fois que l'on montre qu'une gliflozine ajoutée au Standard of Care réduit de 25% les hospitalisations et la mortalité cardiovasculaire pour IC, et de 50% les évènements rénaux majeurs (dialyse, greffe rénale ou réduction importante du DFG). On suivra aussi la session sur l'étude DAPA-CKD qui montre que la dapagliflozine réduit de 44% le risque relatif de dégradation de la fonction rénale (diminution ≥ 50% du DFG, insuffisance rénale terminale) et de mortalité rénale (p<0.0001)".

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