Première mondiale - Une nouvelle méthode de préservation des greffons rénaux développée en Belgique
BRUXELLES 10/05 Une méthode novatrice de préservation des greffons rénaux, de plus en plus souvent considérés comme à haut risque, a été développée en Belgique via une technique alternative d'oxygénation. C'est ce que signalent mardi le Centre de transplantation des Cliniques Saint-Luc et l'Institut de recherche expérimentale et clinique de l'UCLouvain, à l'origine de cette première mondiale.
Deux receveurs de rein en ont bénéficié en mars dernier. Actuellement, la transplantation rénale souffre d'un déséquilibre considérable entre les personnes inscrites en liste d'attente et le nombre d'organes disponibles, expliquent l'hôpital et l'université. Le nombre de jeunes donneurs a en effet considérablement diminué ces dernières décennies, notamment grâce à l'amélioration de la sécurité routière et des soins dans les services d'urgences et de soins intensifs. Il est dès lors encore nécessaire d'employer de plus en plus de reins considérés comme à "haut risque", venant par exemple de donneurs à cœur non-battant en arrêt circulatoire irréversible ou en état de mort cérébrale âgés de 50 à 60 ans avec certaines comorbidités associées. Depuis les années 60, la méthode classique de préservation consiste à placer les greffons dans un caisson contenant une solution froide. Les 20 dernières années ont vu l'émergence de machines permettant une perfusion permanente de l'organe (en condition froide), ce qui améliore sensiblement la fonction rénale après transplantation tout en diminuant la nécessité de dialyses. Les coûts associés à ces machines demeurent toutefois très élevés, expliquent les Cliniques Saint-Luc et l'UCLouvain.
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