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Persistance du VIH dans les réservoirs. Un patient sans ART grâce à un anticorps neutralisant

Dans l'essai de phase Ib/IIa eCLEAR, un anticorps neutralisant (3BNC117) associé à un inhibiteur des histones désacétylases (romidepsine) et au ART, réduit la taille des réservoirs latents du VIH. En phase d’arrêt de traitement, quatre patients sur cinq contrôlent leur infection. Un patient a toujours une charge virale indétectable à 4,1 ans sans traitement ART. Est-ce enfin la dernière pièce du puzzle ? L’exposé du Pr Linos Vandekerckhove (UZGent).

Dans le VIH/sida, l'objectif de contrôler l'infection sans traitement n'est plus hors d'atteinte. Le  dernier obstacle est l'éradication du virus dans les réservoirs. Composé de différentes cellules infectées par un virus latent, la production de protéines virales et de virions y est restreinte et le virus est protégé du traitement antirétroviral (ART) et aussi du système immunitaire puisque les cellules infectées ne sont pas reconnues. La question est donc comment réactiver le virus latent et l'éclairer ? La réponse réside dans l'utilisation d'agents de réversion de latence comme la romidepsine (RMD), un inhibiteur des histones désacétylases, ou d'anticorps neutralisants comme le 3BNC117 qui in vitro provoque la réactivation du provirus latent dans des lignées cellulaires.

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