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VIH/sida et co-morbidités Comment a évolué le pronostic cardiovasculaire des patients ?

La tendance est à une amélioration sur les deux dernières décennies au vu des données des études D:A:D et RESPOND avec une diminution marquée de l’incidence des maladies cardiovasculaires chez les patients VIH+. Si l’on ajoute à cela les résultats de l’étude REPRIEVE qui valent à la pitavastatine d’être recommandée en prévention cardiovasculaire primaire, l’optimisme est de rigueur. Mais il ne faudra pas se satisfaire d’une statine, il faudra aussi agir sur les facteurs de risque, grands pourvoyeurs de maladies cardiovasculaires. Le point sur la question avec les exposés du Pr SK. Grinspoon (Boston) et du Dr MV. Zanni (Boston).

Les études prospectives D:A:D (2001-2016)  et RESPOND (2012-2021) ont permis de suivre l'incidence des événements cardiovasculaires (infarctus aigu du myocarde, AVC, revascularisation) chez 66.680 personnes vivant avec le VIH. Avec un suivi médian de 8,8 ans (586.510 personnes-années, PA), les taux d'incidence normalisés sont passés de 9,2 /1000 PA en 2001-2002 à 3,8/1000 PA en 2019-2021 (IRR = 0,30, p < 0,0001), avec une tendance à une stabilisation sur les dernières années. La prévalence des facteurs de risque (FR) est restée stable ou en légère baisse sauf l'hypertension.  Quelle est la valeur ajoutée de l'étude REPRIEVE ?

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