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Traitement du VIH/sida Effet d’un 2DR vs un 3DR sur le poids corporel et le lipidome

Des nouvelles données de la cohorte ICONA montrent qu’une bithérapie 3TC/DTG (2DR) pendant 48 semaines n’influence pas de la même façon le poids corporel et la composition du lipidome qu’une trithérapie FTC/TAF/BIC (3DR). On retrouve notamment sous 3DR une métabolisation accrue des glycérophospholipides qui pourraient expliquer la hausse des LDL-cholestérol. Une donnée à prendre en compte quand on traite un patient VIH+ avec des facteurs de risque cardiovasculaires, en surcharge pondérale ou avec une dyslipidémie.

L'effet des antirétroviraux (ARV) sur les lipides et le poids corporel a toujours été au centre des préoccupations lors du choix d'un traitement pour des patients VIH+. Plusieurs études ont identifié une redistribution du tissu adipeux et des troubles du métabolisme lipidique avec des changements des taux de cholestérol et de LDL-cholestérol variables selon les ARV utilisés. Ces dyslipidémies majorent le risque cardiovasculaire déjà élevé chez les personnes vivant avec le VIH en raison de l'inflammation systémique due au virus. Comment renverser la tendance ? Une façon de faire est de choisir judicieusement le ART et à cet égard il a été montré qu'une substitution d'un 3DR par un 2DR peut limiter le gain de poids corporel et les dyslipidémies. Dans l'étude belge RUMBA, les patients qui étaient passés d'un 3DR avec bictégravir/emtricitabine/ténofovir alafénamide (BIC/FTC/TAF) à un schéma 2DR avec dolutégravir / lamivudine (DTG/3TC) ont vu un impact métabolique favorable avec une diminution des graisses et une réduction des taux de cholestérol, LDL-cholestérol et triglycérides.

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