Traitement du VIH/sida : l’association cabotégravir et rilpivirine LA en vie réelle
Cette nouvelle association longue durée d’action offre une alternative réaliste aux patients sous traitement quotidien per os qui leur rappelle tous les jours leur séropositivité et se sentent stigmatisés. Le seul problème est que les études en vie réelle manquent alors qu’on sait combien il est important de tester une nouvelle stratégie chez le patient lambda plus ou moins âgé, avec des co-morbidités et plus ou moins compliant. Que nous apprend la cohorte RELATIVITY présentée au HIV Drug Therapy meeting 2024 de Glasgow ?
Plusieurs essais cliniques randomisés (FLAIR, ATLAS, SOLAR...) incluant plus de 2.000 patients ont montré la non-infériorité d'une association du cabotégravir (CAB) plus rilpivirine (RPV) longue durée d'action (LA) en IM comparé au traitement antirétroviral standard per os. Dans l'étude SOLAR1 notamment, 90% des patients sous CAB/RPV LA IM ont une charge virale VIH-ARN < 50 copies/mL versus 93% sous trithérapie per os et 1% des patients ont une absence de réponse virologique (CV ≥ 50 copies/mL) avec des effets secondaires comparables. Que peut-on retenir de RELATIVITY ?
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