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Prévention du VIH/sida et STIs. Le chemsex, un facteur prédictif d’infection ?

La prophylaxie pré-exposition ne protège pas des infections sexuellement transmissibles, gonorrhées, condylomes, chlamydioses, hépatites, syphilis, etc. et pourtant une proportion significative d’utilisateurs le pensent et s’estiment protégés contre d’autres agents pathogènes. Le résultat est un relâchement des comportements sexuels et une augmentation des STIs. Dans plusieurs études, le chemsex est identifié comme un facteur favorisant. Qu’en est-il en Autriche, un pays réputé pour son taux faible de STIs chez les utilisateurs de PrEP et ses campagnes de prévention plutôt discrètes ?

Apparue voici quelques années, la PrEP a grandement amélioré la prévention de l'infection par le VIH. A la prise orale de TDF/FTC s'est ajouté le cabotégravir longue durée d'action injectable qui a amélioré l'adhérence. Le revers de la médaille est que la PrEP est à tort considérée comme une protection large spectre avec pour conséquence une remontée des infections sexuellement transmissibles (STIs). Une revue systématique et méta-analyse1 de 23 études (11.776 participants, suivi médian : 12 mois) a montré une augmentation significative de toutes les STis  sous PrEP (effect size = 1,15), des gonorrhées (ES = 1,17), des chlamydioses (ES = 1,31) hormis les chlamydioses urétrales, mais pas de la syphilis (ES = 0,99). Parmi les raisons invoquées, figure une moindre utilisation du préservatif, une augmentation des partenaires sexuels mais aussi le chemsex pointé du doigt dans plusieurs études, défini comme un fait social, un ensemble de pratiques qui mêle le sexe et l'usage de drogues stimulantes et euphorisantes. Qu'en est-il dans cette cohorte autrichienne ?

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