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Carcinome urothélial musculo-invasif à haut risque. De nouvelles données de CheckMate 274

Une actualisation à 36 mois (1) de l’étude CheckMate 274 montre que le nivolumab en adjuvant reste bénéfique vs placebo en terme de survie sans maladie chez des patients qui présentent un carcinome urothélial musculo-invasif (MIBC) à haut risque, indépendamment d’une chimiothérapie néo-adjuvante préalable. Des données sur la survie globale sont également disponibles. Aucun nouveau signal de sécurité n’est apparu par rapport aux analyses antérieures.

Dans le carcinome urothélial (CU) superficiel, n'infiltrant pas le muscle (Tis, Ta, T1), le pronostic est excellent avec une résection endoscopique associée ou non à des instillations de BCG ou d'épirubicine. En revanche, dans une forme musculo-invasive (T2-T4), le traitement comporte soit une chimiothérapie néo-adjuvante suivie d'une cystectomie radicale soit une radiothérapie + chimiothérapie concomitante. Cependant, jusqu'à 50% des patients peuvent présenter une récidive avec métastases à distance. Le pronostic est alors extrêmement sombre avec une survie médiane qui ne dépasse pas 14 mois. Dans ce contexte les anti-PD1/PD-L1 ont changé la donne du fait que le CU est associé à une production importante de néoantigènes en raison d'une charge tumorale mutationelle élevée, ce qui favorise l'immunogénicité de la tumeur et une meilleure réponse aux inhibiteurs de points de contrôles immunitaires. 

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