Cancer et immunothérapie - Une toxicité digestive persistante
Cette étude décrit une toxicité digestive persistant 6 mois après l’arrêt d’une immunothérapie. C’est en désaccord avec la littérature actuelle qui présente ces effets "immune-mediated" comme de courte durée et disparaissant à l’arrêt du traitement. Faut-il s’en inquiéter ? Quels sont les caractéristiques cliniques de ces patients ? Quel est le risque d’évolution péjorative ? Ces questions sont pertinentes au vu de l’utilisation croissante des inhibiteurs de points de contrôles immunitaires et de l’extension de leurs indications.
En moins d'une dizaine d'années, l'immunothérapie a révolutionné la prise en charge de certains cancers. Le bénéfice s'accompagne d'effets secondaires "immune-mediated" affectant la peau, le tube digestif, le système endocrinien, le foie et les poumons. Ils sont de façon générale décrits comme gérable via une corticothérapie, de courte durée et surtout résolus à l'arrêt des inhibiteurs de points de contrôles immunitaires (ICI) anti-PD1 / PD-L1 ou anti-CTLA4. En cas de persistance de symptômes gastro-intestinaux, il peut exister un risque aujourd'hui méconnu d'évolution vers une maladie chronique inflammatoire de l'intestin, maladie de Crohn ou rectocolite ulcéro-hémorragique. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'incidence cumulée de ces troubles gastro-intestinaux et de décrire les caractéristiques cliniques des patients ayant une inflammation du tube digestif plus de 6 mois après l'arrêt des ICI.
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