Traitement d’une épilepsie réfractaire : la chirurgie ciblée sur le lobe frontal
L’étude propose une chirurgie ciblée sur un nouveau réseau de connexions qui relie le lobe frontal au thalamus, au striatum et à d’autres zones responsables du relais des signaux sensoriels et moteurs. La déconnexion laisse une majorité des patients sans crises à 3 ans et 5 ans. C’est une avancée significative par rapport à une neurochirurgie classique du lobe frontal, qui donne des résultats en demi-teinte à long terme.
La chirurgie des épilepsies réfractaires s'est bien développée ces dernières années. Dans les épilepsies du lobe frontal, réfractaires aux médicaments antiépileptiques, la chirurgie amène 50% des patients sans crises à 1 an et 30% à plus long terme. Le problème est la détection des lésions épileptogènes qui n'est pas toujours facile (PET 18F-FDG) même pour des dysplasies corticales focales, les plus fréquentes chez l'enfant et l'adulte. Deux mécanismes ont été évoqués pour expliquer ces récidives précoces et retardées. La récidive pendant la première année serait due à une résection partielle des lésions épileptogènes ou de la zone concernée alors qu'un risque de 5% à 8% dans les 5 années postopératoires refléterait une épileptogenèse en dépit d'une résection complète des lésions primaires. Ces données ont conduit ces investigateurs à rechercher un réseau épileptogène reliant le lobe frontal au striatum et au thalamus et l'hypothèse a été formulée que la déconnexion de ces transmissions nerveuses par une hémisphérotomie ou une neuro-modulation pourrait améliorer le pronostic de ces patients.
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