CBNPC de stades IB à IIIA traités par immunothérapie en adjuvant : quel bénéfice en cas d’expression de PD-L1 ≥ 50% ?
Une analyse intermédiaire de l’étude PEARLS/KEYNOTE-091 comparant une chimiothérapie avec ou sans un anti-PD1 avait montré des résultats significatifs pour la survie sans maladie en ITT chez des patients présentant des cancers bronchiques non à petites cellules de stades IB à IIIA. Mais les résultats n’étaient pas significatifs chez des patients avec une expression de PD-L1 ≥ 50%. Pour tenter d’expliquer ce résultat interpellant, une analyse de sous groupes1 avec 3 niveaux différents d’expression de PD-L1 a été réalisée et les résultats présentés à l’ESMO 2022. Les résultats ont été publiés simultanément dans le NEJM2. L’énigme est-elle résolue ?

Solange Peters
Le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade IB (T ≥ 4 cm) à IIIA (AJCCv7) réséqué (R0) inclut un maximum de 4 cycles de chimiothérapie (CT) adjuvante selon le stade et les recommandations. Dans ce contexte, le pembrolizumab, un anti-PD1, peut jouer un rôle post-CT. Cette hypothèse s'est vérifiée dans l'étude PEARLS/KEYNOTE-091, une phase III avec 1.177 patients randomisés post-CT entre le pembrolizumab 200 mg ou un placebo toutes les 3 semaines pour 18 cycles maximum (environ 1 an de traitement). Une analyse intermédiaire (suivi médian : 35,6 mois) a montré une amélioration significative du critère primaire, la DFS (Disease Free Survival), sous pembrolizumab par rapport au placebo (53,6 mois vs 42 mois, HR = 0,76, p = 0,0014) sur l'ensemble de la population et chez les patients avec une expression de PD-L1 < 1% ou entre 1% et 49% mais non significative chez les patients PD-L1 ≥ 50% (HR = 0,82, p = 0,14). Ce résultat interpellant a mené à une nouvelle analyse de la DFS selon le niveau d'expression de PD-L1.
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