Congrès  >   ERS 2023  >  Asthme/BPCO et inhalateurs : traiter le patient et... la planète

Asthme/BPCO et inhalateurs : traiter le patient et... la planète

La question de l’empreinte carbone se pose aujourd’hui dans le traitement par inhalation de maladies respiratoires comme l’asthme et la BPCO. Substituer un aérosol doseur sous pression (pMDI) contenant des gaz propulseurs par un inhalateur à poudre sèche (DPI) réduit significativement l’empreinte carbone associée sans pour autant perdre le contrôle de l’asthme ou de la BPCO que du contraire. C’est ce que montre en substance cette nouvelle étude présentée lors du dernier congrès ERS 2023, incluant 237 patients avec un asthme ou une BPCO suivis pendant 12 semaines, avec un contrôle strict de leurs maladies sur base du score CAT, de la FEV1 et de l’échelle de dyspnée mMRC.

Que l'écologie de la planète fasse son entrée en pneumologie n'a finalement rien d'étonnant. On sait depuis quelques années que les pMDI contiennent des gaz propulseurs qui majorent de 20x à 40x l'empreinte carbone comparé aux DPI. Une substitution d'un pMDI par un DPI paraît logique si ce n'est que les pneumologues y sont réticents par crainte de voir s'aggraver l'état de leurs patients. Une étude antérieure se voulait pourtant rassurante, estimant cette stratégie dénuée de risques quant au contrôle de la maladie. Cette nouvelle étude présentée à l'ERS 2023 corrobore ces résultats.
 

Vous désirez lire la suite de cet article ?

Inscrivez-vous gratuitement pour accéder à tous les contenus de Mediquality sur tous vos écrans.