BPCO : les exacerbations majorent le risque cardiovasculaire et d’autant plus qu’elles sont sévères.
Plusieurs études avaient déjà montré par le passé que les patients avec des bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO) voient leur risque d’événements cardiovasculaires augmenter dans le décours d’une exacerbation. Cette étude présentée à l’ERS 2024 va plus loin en montrant qu’au plus l’exacerbation est sévère, au plus le risque cardiovasculaire est élevé et précoce. Une opportunité pour rappeler que la prévention des exacerbations est une priorité chez ces patients.
La BPCO représente aujourd'hui la troisième cause de mortalité dans le monde. On estime que près de 250 millions de personnes en souffrent sans compter les co-morbidités cardiovasculaires présentes selon les études chez 20% à 70% des patients. Les plus fréquentes sont l'infarctus aigu du myocarde, la fibrillation auriculaire, l'insuffisance cardiaque avec un risque majoré de 25% par rapport aux patients sans BPCO. Selon la littérature, ce sont les exacerbations qui sont les périodes dangereuses avec un risque d'infarctus aigu du myocarde multiplié par deux durant les 5 premiers jours et d'AVC accru de 40% dans les 6 à 10 jours. Mais ce risque peut persister plus longtemps avec dans la cohorte EXACOS-CV (8.020 patients) un HR de 15,3 entre J1 et J7 et 1,3 entre J181 et J365 en cas d'exacerbation modérée à sévère.
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