Covid-19 - Les PMS manifestent devant le siège du gouvernement pour réclamer un refinancement
BRUXELLES 02/06 "PMS en danger, PMS surchargé!", "Du fric pour la santé publique, du blé pour les écoliers!": près de 400 travailleurs des centres psycho-médicaux sociaux (CPMS) ont bruyamment manifesté jeudi matin devant le siège du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour réclamer un refinancement structurel de leur secteur, appelé à gérer la détresse d'un grand nombre de jeunes après deux ans de pandémie.
L'an dernier, au plus fort de la crise sanitaire, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait mobilisé des moyens financiers complémentaires pour renforcer d'urgence les effectifs des CPMS, en première ligne de la détresse exprimée alors par les plus jeunes suite aux diverses restrictions sanitaires. La mesure avait permis d'engager 265 équivalents temps-plein, soit une augmentation des effectifs de quelque 15%. Mais ce renfort, qui n'était que provisoire, doit normalement s'éteindre à la fin de ce mois de juin. "Le gouvernement pense que maintenant qu'on a enlevé les masques (chirurgicaux) dans les écoles, tout va bien. Mais c'est tout le contraire. La détresse est toujours là, tout comme les besoins en soutien", affirme Nicolas Lejeune, directeur d'un CPMS de la région liégeoise et porte-parole du mouvement. Face à cette situation, le secteur demande au minimum une prolongation de ce renfort une année scolaire complète encore (soit jusqu'en septembre 2023), voire un refinancement structurel du secteur des CPMS, dont les missions se sont étoffées au fil des décennies sans que les moyens soient augmentés pour autant.
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