Policier tué à Schaerbeek - "Je demande la clarté et la transparence totales" (Van Quickenborne)
BRUXELLES 14/11 - Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, a demandé au procureur général de Bruxelles, Johan Delmulle, un rapport sur les événements qui ont entouré le meurtre d'un policier jeudi à Schaerbeek, a-t-il indiqué sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi).
Il en présentera les conclusions lundi devant les commissions réunies de l'Intérieur et de la Justice de la Chambre. "Je sens qu'il y a beaucoup d'émotion. Cette affaire touche tout le monde et me touche personnellement. C'est terrible ce qui s'est passé. Je demande la clarté et la transparence totales", a-t-il souligné. Le ministre a livré quelques explications sur la façon dont le parquet de Bruxelles avait géré le dossier lorsque le meurtrier présumé, Yassine M., s'est rendu jeudi dans un commissariat à Evere pour faire savoir qu'il voulait s'en prendre à des policiers et qu'il demandait une aide psychologique. L'homme, fiché par l'Organe de Coordination et d'Analyse de la Menace (OCAM) comme extrémiste potentiellement violent, était "très confus", selon le ministre. La police a pris contact avec le magistrat de garde du parquet qui s'est lui-même tourné vers un magistrat spécialisé dans le terrorisme ainsi que vers le service anti-radicalisme. Depuis sa sortie de prison en 2019, où il a purgé une peine pour des faits de droit commun, aucune information "inquiétante" n'était mentionnée concernant Yassine M.. Etant donné que l'homme s'est présenté lui-même à la police et qu'il demandait de l'aide, il a été décidé de le renvoyer vers un hôpital où il devait faire l'objet d'une évaluation psychiatrique. Le ministre n'a pas livré plus d'éléments sur la suite des événements.
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