Un anti-PD1 plus pemetrexed et sels de platine toujours efficace à 5 ans
16/09 - Des données actualisées à 5 ans1 de l’étude KEYNOTE-189 présentée à l’ESMO 2022 confirment que l’ajout d’un anti-PD1, le pembrolizumab, au pemetrexed et une chimiothérapie à base de Pt, reste bénéfique en termes de survie sans progression et de survie globale, et ce indépendamment du statut PD-L1. La tolérance à 5 ans est sans surprise par rapport aux analyses antérieures sans augmentation des arrêts de traitement chez les patients qui ont terminé les 35 cycles.
L'étude de phase III KEYNOTE-189 a été conçue pour évaluer le bénéfice de l'ajout d'un anti-PD-L1, le pembrolizumab, au pemetrexed et une chimiothérapie à base de Pt chez 616 patients avec un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) non épidermoïde, localement avancé ou métastatique sans mutation de EGFR ou réarrangement de ALK. Les patients devaient avoir un score ECOG-PS de 0 ou 1 et ne pas présenter de métastases cérébrales symptomatiques. Ils ont été randomisés pour recevoir le pemetrexed 500 mg/m² + carboplatine ou cisplatine, avec ou sans pembrolizumab 200 mg chaque 3 semaines jusqu'à 35 cycles. A 10,5 mois, le taux de survie globale (OS) était de 69,2% sous pembrolizumab vs 49,4% sous placebo (HR = 0,49) et la survie sans progression (PFS) de 8,8 mois vs 4,9 mois (HR = 0,52). Ce sont les données actualisées à 5 ans qui viennent d'être présentées à l'ESMO 2022.
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