Cancer de la prostate : l’hormonothérapie après radiothérapie post-opératoire ne devrait être réservée qu’à un petit nombre de patients
Quel est l'intérêt et la durée optimale d'une hormonothérapie après radiothérapie post- opératoire dans le cancer de la prostate ? A en croire les résultats de l’étude RADICALS-HD présentés par Chris Parker (Londres, Grande-Bretagne) à l’occasion d'une session présidentielle du congrès de l'European Society for Medical Oncology (ESMO), cette option thérapeutique (analogue LHRH sur une durée de 6 à 24 mois) ne doit pas devenir systématique car elle ne permet pas d’amélioration de la survie sans métastase par rapport à l'absence d'hormonothérapie
A ce jour, on dispose de preuves solides sur l'intérêt d'une hormonothérapie après une radiothérapie en traitement primaire du cancer de la prostate. Mais qu'en est-il de la place de l'hormonothérapie dans les suites d'une radiothérapie post-prostatectomie radicale ? Est-elle bénéfique ? Et si oui, quelle est la durée de traitement optimale ?
C'était pour répondre à ces questions que l'étude RADICALS-HD, une étude à la conception particulièrement complexe, a été menée au Royaume-Uni, au Canada et au Danemark. Initialement tous les patients (âge médian 66 ans ; 23% pT3b/T4 ; 20% Gleason 8-10, PSA médian pré-RT 0,22ng/ml) devaient être randomisés en trois groupes : pas d'hormonothérapie, 6 mois ou 24 mois d'hormonothérapie. Mais les cliniciens ont aussi choisi de randomiser entre les différentes durées d'hormonothérapie. Ils ont donc insisté pour qu'il existe trois voies de randomisation sur un nombre limité de patients (492 sur 2 839).
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