Traitement du VIH/sida. Substituer un 3DR par un 2DR : une bonne ou une mauvaise idée ?
Cette étude1 a voulu répondre à la question en suivant près de 2.500 personnes vivant avec le VIH, sélectionnés dans la cohorte suédoise InfCare HIV. La moitié a substitué un schéma à 3 antirétroviraux (3DR) par un schéma à 2 antirétroviraux (2DR) à base de dolutégravir et de 3TC et l’autre moitié a poursuivi un 3DR. Peut-on parler de stratégie à risques ? La réponse sur base du taux d’échecs virologiques recensés jusqu’à plus de 3 ans après la substitution.
Dans le VIH/sida, l'allègement du schéma thérapeutique est au centre des préoccupations depuis quelques années. Une stratégie couronnée de succès est la substitution d'une trithérapie par une bithérapie sans perte d'efficacité qui favorise l'adhérence et limite la toxicité. Les recommandations EACS 2023 plaident pour ces schémas 2DR chez des patients avec une charge virale < 50 copies/mL sur les 6 derniers mois, sans historiques de résistances et avec une séroconversion HBV/HCV. La Suède applique cette recommandation mais en s'interrogeant tout de même sur le risque d'échecs virologiques qu'encourent les patients non seulement à court terme mais aussi à très long terme. Comment les infectiologues s'y sont-ils pris ?
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