Infections sexuellement transmissibles chez les HSH asymptomatiques. Faut-il encore dépister systématiquement ?
Le dépistage systématique de Neisseria gonorrhoeae (Ng) et Chlamydia trachomatis (Ct) sur 3 sites tous les 3 mois est recommandé chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et les femmes transgenres. Mais plusieurs études montrent que le dépistage n’a aucun effet sur l’incidence et la prévalence de ces infections. Dès lors ne faut-il pas remettre en question cette pratique gourmande en antibiotiques et à haut risque de favoriser l’émergence de multi-résistances ? L’étude belge GONOSCREEN1 présentée par le Dr T. Vanbaelen (IMT Antwerpen) répond à la question...
Le dépistage systématique des infections sexuellement transmissibles (IST) est recommandé dans des populations à risques telles que des HSH et les femmes transgenres. La technique est une PCR dotée d'une sensibilité élevée mais qui ne permet pas de distinguer une infection active d'une infection ancienne. La question de l'utilité de ce dépistage s'est posée à partir du moment où plusieurs analyses ont montré que l'incidence et la prévalence des infections symptomatiques ou asymptomatiques à Ng et Ct n'étaient pas plus faibles dans les pays pratiquant un dépistage intensif comparé aux pays dépistant moins. Il est aussi apparu que la majorité des tests positifs correspondaient à des personnes asymptomatiques, mis sous antibiotiques dans le double but de réduire le risque d'évolution défavorable et la transmission à un partenaire. Une stratégie louable mais grande consommatrice de doxycycline, ceftriaxone, azithromycine ou macrolides. C'est dans ce contexte qu'a été conçue l'étude GONOSCREEN.
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