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L’hypertension pulmonaire dans les maladies respiratoires chroniques. Que savons-nous du diagnostic et du traitement ?

Une hypertension pulmonaire (HTP) est retrouvée chez plus d’un tiers des patients avec des maladies respiratoires chroniques comme une BPCO ou une fibrose pulmonaire. Sa définition a bien évolué avec une baisse des seuils diagnostiques et l’introduction du concept de phénotype vasculaire pulmonaire pour définir les malades avec un remodelage disproportionné des petits vaisseaux pulmonaires. Se pose alors logiquement la question de savoir si ces patients peuvent être traités par les médicaments de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)? La réponse dans cette présentation du Pr D. Montani (CHU Bicêtre, Université Paris-Saclay, INSERM).

L'HTP n'est plus une situation rare dans la BPCO ou la fibrose pulmonaire. La prévalence dépasserait aujourd'hui les 30%, un chiffre élevé qui surprend. Comment l'expliquer ? Pour le Pr Montani, "l'explication tient dans le fait que la définition de l'HTP a été revue à la baisse depuis les recommandations1 ESC/ERS 2022, passant d'une limite supérieure de la normale de la pression artérielle pulmonaire de 25 mmHg à 20 mmHg. Le résultat est que nous identifions les patients en stade précoce de leur maladie et non plus en stade avancé. Il n'en reste pas moins que nous voyons encore régulièrement des HTP sévères (5%-10%) avec des résistances vasculaires pulmonaires  (RVP) > 5 unités Wood. Ces patients présentent un phénotype un peu particulier qu'on appelle "phénotype vasculaire pulmonaire".

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