Un PVVIH avec une virémie basse mais détectable, quel risque de transmission ?
En 2023, l’OMS affirmait que des PVVIH traités avec une charge virale basse, mais pas nulle, présentaient un risque de transmission du VIH "quasi nul ou négligeable". Mais comment interpréter ces deux mots ? Cette étude (1) a voulu quantifier cette incertitude en mesurant le nombre de séroconversions en fonction de la charge virale chez des couples sérodiscordants.
En 2023, l'OMS a publié un communiqué mentionnant que des PVVIH sous ART qui présentent une virémie de faible niveau (entre 200 copies/mL et 1.000 copies/mL) ont un risque « quasiment nul ou négligeable » de transmission du VIH à leur(s) partenaires(s) sexuel(s). Le problème est qu'aucune étude récente n'a quantifié ce risque de transmission dans cette zone grise des 200 à 1.000 copies/mL, laissant le patient dubitatif quant au risque réel et le clinicien sans réponse face à un PVVIH qui le questionne. Ce qu'on sait par des études antérieures est que deux transmissions associées à des charges virales < 1.000 copies/mL ont été recensées sur 323 transmissions dans une revue systématique (Broyles, Lancet, 2023), 1 sur 8 dans l'étude HPTN052 (Cohen, NEJM 2016) et 1 sur 3 dans l'étude Partners PREP (Mujugira JAIDS 2016).
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